Banknote.ws (Répertoire de billets de banque) Moneypedia (Signatures des billets) Colnect (Gestion de collection / échanges) Kajacques (Etudes numismatiques) NumismaZoo(Les animaux sur les billets) Monnaiepapier(Collection de JM) Banknotedb (Gérer votre collection de billets) French Banknotes (Billets d'inspiration Française par Dave Mills) AFEP (Association Française pour l'Étude du Papier-monnaie)
Sites sur les pièces de monnaie
Numista (Catalogue, gestion, échanges) Ucoin (Catalogue, gestion, échanges) Colnect (Gestion de collection / échanges) Amideleuro (Site dédié à l'Euro)
L'histoire fiduciaire de l'Afrique Occidentale Française (AOF) constitue l'un des chapitres les plus captivants de la numismatique coloniale du XXe siècle. Regroupant huit territoires (Sénégal, Soudan français/Mali, Guinée, Côte d'Ivoire, Niger, Haute-Volta/Burkina Faso, Dahomey/Bénin et Mauritanie), cet espace monétaire a vu circuler des billets d'une richesse allégorique et d'une finesse artistique exceptionnelles. Conçues pour la plupart en métropole par de célèbres artistes de la Banque de France, ces émissions de Francs d'AOF combinent des portraits ethniques d'un grand réalisme, des paysages tropicaux et une faune locale majestueuse, servant autant d'outils d'intégration économique que de vecteurs iconographiques.
Chronologie des émissions fiduciaires de l'AOF
1901
La création de la Banque de l'Afrique Occidentale
Fondée par décret présidentiel, la BAO (Banque de l'Afrique Occidentale) succède à la Banque du Sénégal et reçoit le privilège exclusif d'émission fiduciaire pour l'ensemble de l'AOF. Les premiers billets de cette période, souvent unifaces ou bicolores, portent des mentions de comptoirs spécifiques (Saint-Louis, Dakar, Conakry, Porto-Novo) avant que les émissions ne soient pleinement unifiées.
1933–1940
L'introduction du graphisme polychrome « Banque de France »
La BAO modernise radicalement sa gamme en adoptant le savoir-faire technique et l'esthétique de la Banque de France. C'est l'apparition de billets mythiques en quadrichromie, comme le 100 francs type « Albatros » ou les coupures de 25 et 50 francs mettant en scène des portraits de femmes et d'artisans africains, imprimés sur du papier fiduciaire hautement sécurisé à l'épreuve des climats tropicaux.
1941–1944
Les émissions de nécessité de la Seconde Guerre mondiale
La rupture des liaisons maritimes avec la métropole occupée engendre une grave pénurie de numéraire. La BAO doit faire imprimer localement à Dakar des billets de nécessité simplifiés sur du papier disponible de moindre qualité (série des billets de 5, 10 et 25 francs de 1943). Parallèlement, la France Libre fait émettre à Londres par la Caisse Centrale de la France d'Outre-mer des coupures spécifiques pour les territoires ralliés.
1945
La naissance du Franc CFA
Le 26 décembre 1945, le décret de ratification des accords de Bretton Woods instaure le « Franc des Colonies Françaises d'Afrique » (Franc CFA). Les billets de la BAO reçoivent une surcharge ou sont imprimés avec la nouvelle parité fixe face au franc métropolitain, ouvrant la voie à une standardisation monétaire régionale de grande envergure.
1955
La transition vers l'Institut d'Émission de l'AOF et du Togo
Le privilège d'émission commerciale historique de la BAO prend fin. Il est transféré à une entité publique : l'Institut d'Émission de l'Afrique Occidentale Française et du Togo. Les billets de 50, 100, 500 et 1 000 francs de cette ère charnière arborent des compositions graphiques exceptionnelles (portraits de bergers Peuls, scènes de récoltes de bananes ou d'arachides) signées par des artistes majeurs tels que Clément Serveau ou Sébastien Laurent.
1959–1962
La dissolution de l'AOF et la création de la BCEAO
Avec l'accès progressif des États africains à l'indépendance, l'AOF s'éteint politiquement. En 1959, la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) est créée pour succéder à l'Institut d'Émission. Les anciens billets coloniaux d'AOF circulent encore quelques années avec des surcharges géographiques, avant d'être définitivement remplacés par les premières gammes propres de la BCEAO en 1962.
Le saviez-vous ? Les billets de l'Afrique Occidentale Française comptent parmi les plus recherchés au monde par les collectionneurs en raison de leurs "variétés de comptoirs". Durant les premières décennies de la BAO, bien que le billet soit valable dans toute la fédération, il portez en surcharge ou en impression le nom de la succursale d'émission (ex : *Dakar*, *Grand-Bassam*, *Bamako* ou *Cotonou*). Trouver un même type de billet avec une ville rare ou des signatures éphémères constitue le Graal de la collection de papier-monnaie colonial.
Mis à jour le 24/06/2026
Connectez-vous pour être alerté des nouveautés et retours en stock de la catégorie Afrique Occidentale Française (AoF).