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Armoiries de Macao Billets de banque de Macao

La pataca macanaise (MOP), monnaie officielle de Macao depuis l'époque coloniale portugaise, présente l'une des singularités les plus remarquables de la numismatique mondiale : deux banques d'émission distinctes, le Banco Nacional Ultramarino (BNU) et la Banco da China (BdC), émettent simultanément leurs propres billets en coupures identiques, tous deux ayant cours légal. Héritière d'un carrefour commercial entre l'Orient et l'Occident, la pataca reflète dans ses iconographies les monuments baroques portugais, la flore locale et les symboles de la Région Administrative Spéciale — un cas unique au monde pour les collectionneurs.

Chronologie des billets de banque de Macao
1905–1944
Premières émissions du Banco Nacional Ultramarino
Le Banco Nacional Ultramarino, fondé à Lisbonne en 1864 et actif dans les colonies portugaises, obtient le monopole d'émission à Macao. Les premiers billets libellés en patacas arborent une iconographie typiquement coloniale portugaise. Ces émissions anciennes, souvent en mauvais état de conservation du fait du climat subtropical, sont aujourd'hui parmi les plus rares et les plus cotées de la numismatique asiatique.
1944–1974
Macao neutre en guerre : émissions de transition
Macao, demeuré neutre durant la Seconde Guerre mondiale, connaît une activité économique intense comme refuge et plaque tournante commerciale. Le BNU émet des séries successives avec des vignettes renvoyant à l'architecture et aux symboles de la colonie. La stabilité relative de la pataca, indexée sur le dollar de Hong Kong, confère à ces billets une relative abondance par rapport aux émissions de guerre d'autres territoires asiatiques.
1974–1988
Post-révolution des Œillets : nouvelles séries
La révolution portugaise de 1974 et l'amorce du processus de décolonisation entraînent un réexamen du statut de Macao. Les billets de cette période témoignent d'une évolution iconographique notable : les motifs coloniaux s'effacent progressivement au profit de représentations locales (jonques, le Praia Grande, la faune et la flore régionales). Les signatures des gouverneurs et directeurs du BNU sur ces coupures constituent des repères essentiels pour le catalogage.
1988–1999
Entrée de la Banco da China et dualité d'émission
En 1988, la Banco da China obtient à son tour le droit d'émettre des billets en patacas, créant la situation unique de deux banques émettrices en circulation simultanée. Les billets BdC, d'une esthétique plus contemporaine, mettent en avant des motifs liés à la culture chinoise et aux infrastructures modernes de Macao. Cette dualité, rarissime dans le monde, fait de chaque coupure un objet de collection doublement intéressant : même valeur faciale, deux émetteurs, deux designs distincts.
1999
Rétrocession à la Chine : émissions commémoratives
Le transfert de souveraineté du 20 décembre 1999 — Macao devient Région Administrative Spéciale de la République populaire de Chine — donne lieu à des émissions commémoratives très recherchées des deux banques. Les billets de la dernière série coloniale portugaise, en particulier les exemplaires UNC avec signatures et préfixes spécifiques à l'année de transition, atteignent des cotes élevées sur le marché numismatique international.
2000–2010
RAS de Macao : séries post-rétrocession
Les deux banques émettent de nouvelles séries adaptées au statut de RAS, intégrant des éléments de sécurité modernisés (fils de sécurité, encres optiquement variables, filigranes élaborés). Les motifs célèbrent le patrimoine mondial UNESCO (façade de São Paulo, forteresse du Mont), les lotus — fleur emblème de Macao — et le développement fulgurant du secteur du jeu et du tourisme. Les formats et couleurs sont harmonisés entre les deux émetteurs.
2010–2020
Séries modernes et billets polymère
La montée en puissance de Macao comme première place mondiale du jeu s'accompagne d'émissions de prestige. Le BNU introduit des billets en substrat polymère pour certaines coupures, offrant une résistance accrue et de nouveaux effets de sécurité (fenêtres transparentes, hologrammes intégrés). Les séries commémoratives se multiplient : anniversaires de la rétrocession, Année du Lotus, célébrations du Nouvel An chinois — autant d'objets prisés en état impeccable.
2020–2026
Billets actuels : collection et dualité pérennisée
Les séries en circulation maintiennent la coexistence des émissions BNU et BdC, désormais bien ancrée dans les usages. Pour les numismates, les critères de sélection restent la banque émettrice, le millésime, le préfixe de série et la qualité de conservation (UNC, PCGS/PMG gradé). Certaines coupures de forte valeur faciale (1 000 patacas) en état parfait, issues des deux émetteurs, font l'objet d'une demande soutenue de la part des collectionneurs asiatiques et européens.
Le saviez-vous ? Macao est l'un des rares territoires au monde où deux banques commerciales distinctes émettent simultanément des billets ayant cours légal pour la même monnaie. Conséquence directe de la transition historique sino-portugaise, cette dualité BNU / Banco da China signifie que chaque coupure — de 10 à 1 000 patacas — existe en deux versions différentes, avec des designs, des numéros de série et des signatures distincts : un véritable paradis pour le collectionneur.
Mis à jour le 26/03/2026
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